Une thérapie qui n’en est pas une… ou l’allégorie du labyrinthe
Ce qui soigne, c’est ce qui se passe entre deux êtres humains
Première partie — Le labyrinthe
Le mal-être, le stress, l’anxiété, la dépression, l’addiction… sont autant de labyrinthes dont la thérapie devrait nous permettre de sortir.
Je n’ai jamais cessé de m’intéresser à la psychanalyse. D’abord parce qu’elle a profondément bouleversé la pensée occidentale. Ensuite parce que, dès lors que l’on s’intéresse à la psychologie, à l’esprit humain ou à l’histoire de la psychothérapie, il est, en France, pratiquement impossible de l’ignorer. Je pense même qu’elle constitue probablement l’une des constructions intellectuelles les plus fascinantes du XXᵉ siècle. L’inconscient, les mécanismes de défense, le transfert, la répétition, le rêve : autant de concepts qui ont profondément transformé notre manière de penser l’être humain et dont l’influence dépasse largement le seul champ de la psychothérapie. La littérature, le cinéma, la philosophie, l’art et même notre langage quotidien portent encore aujourd’hui l’empreinte de Freud. À ce titre, la psychanalyse est une œuvre intellectuelle immense.
Mais une question demeure : une théorie brillante permet-elle nécessairement de soulager la souffrance ? Pour ma part, je répondrais sans hésiter : non. Et cette réponse ne vient ni d’un rejet idéologique ni d’une opposition de principe. Elle vient simplement de ce que j’observe depuis des années dans mon cabinet.
Comprendre n’est pas transformer. J’irais même plus loin : chercher n’est pas résoudre.
Je crois que cette confusion entre comprendre et transformer est au cœur d’un immense malentendu qui traverse encore aujourd’hui une partie de la psychothérapie. Pendant longtemps, nous avons imaginé que retrouver l’origine d’une souffrance permettrait naturellement de la faire disparaître, comme si mettre de la lumière sur le passé suffisait à transformer le présent. Nous avons également cru que cette compréhension suffirait à nous libérer de la répétition. Vous l’aurez peut-être déjà remarqué dans votre propre vie : ce n’est pas le cas.
Ces idées sont séduisantes, et même profondément satisfaisantes pour notre intelligence. Notre cerveau adore comprendre, relier des événements, donner du sens et construire des récits. Mais il existe une différence considérable entre raconter une histoire et modifier la manière dont notre cerveau la vit.
Je me souviens de cet homme arrivé un jour à mon cabinet en me disant : « J’ai fait dix ans de thérapie par la parole. Je sais d’où viennent mes angoisses. Je voudrais maintenant utiliser l’hypnose pour être sûr que cela vient bien de ce que je pense. » Il était devenu si habitué à chercher la cause de sa souffrance qu’il ne songeait presque plus à s’en libérer. Son enquête semblait avoir pris le pas sur son objectif initial.
Je me suis alors entendu lui répondre : « Mon travail n’est pas de vous aider à poursuivre votre enquête. En revanche, je peux vous accompagner vers un soulagement. » Après reflexion, il a acquiescé. La suite de la séance a offert un clin d’œil assez remarquable. Au cours de l’hypnose, un souvenir est effectivement revenu, mais ce n’était pas celui auquel il pensait depuis toutes ces années. C’était un épisode auquel il n’avait plus jamais repensé. Il a simplement pu le revivre autrement. Son cerveau a pu lui associer une expérience émotionnelle différente, et c’est cette expérience, bien plus que toute explication, qui a permis à cette résonance émotionnelle de s’apaiser.
Ces personnes ne sont pas ignorantes. Bien au contraire, elles connaissent souvent leur histoire avec une précision remarquable. Elles savent expliquer pourquoi elles sont anxieuses, pourquoi elles ont peur, pourquoi elles reproduisent certains schémas ou attirent toujours le même type de relation. Elles possèdent parfois une compréhension de leur propre fonctionnement que peu de psychologues pourraient égaler. Elles ont acquis une telle aisance dans le récit de leur vie que celle-ci est devenue une histoire, comme un grand livre toujours ouvert. Leur passé est très présent, très éclairé, tandis que leur présent passe au second plan, confus et perdu dans un dédale de réflexions incessantes sur soi. Et pourtant, elles continuent à vivre les mêmes émotions, les mêmes réactions, les mêmes peurs, les mêmes évitements et les mêmes souffrances.
Petit à petit, une idée s’est imposée à moi : peut-être que le problème n’était pas un manque de compréhension, mais presque le contraire. À force de raconter leur souffrance, certaines personnes finissent par ne plus seulement souffrir : elles deviennent celle ou celui qui souffre. La souffrance cesse d’être une expérience pour devenir une identité. Et c’est probablement là que commence le piège véritable.
J’utilise parfois cette image : à force de chercher, certaines personnes finissent par tourner en rond dans un labyrinthe aux ramifications infinies. Elles découvrent sans cesse de nouveaux couloirs, de nouvelles explications et de nouvelles interprétations. Elles ont le sentiment d’avancer alors qu’en réalité elles ne font qu’agrandir toujours davantage le labyrinthe. Ce labyrinthe, elles ne l’ont pas construit seules ; il s’est élaboré progressivement, en co-construction avec leur thérapeute. Ensemble, ils ont ouvert toujours plus de portes, relié toujours plus de souvenirs et créé toujours plus de sens.
Le paradoxe est saisissant : elles étaient venues en thérapie pour sortir du labyrinthe, pourtant celui-ci finit parfois par devenir leur quotidien. Peu à peu, il devient si vaste, si riche en couloirs et en explications, qu’il occupe toute la place. Chaque événement appelle une nouvelle interprétation, chaque émotion une nouvelle recherche, chaque difficulté un nouveau « pourquoi ». À force de vouloir comprendre sa vie, on finit parfois par ne plus la vivre.
Car il existe une différence fondamentale entre penser sa vie et vivre sa vie. Lorsque chaque instant est disséqué, analysé et interprété, il devient tout simplement impossible d’être pleinement présent à ce que l’on vit. Le rôle d’une thérapie n’est peut-être pas d’apprendre au patient à construire un labyrinthe toujours plus sophistiqué dans lequel il finira par s’enfermer. Il est peut-être, au contraire, de l’aider à retrouver la sortie, puis à marcher de nouveau dans le monde réel. Parce qu’au fond, le but n’est pas de tout comprendre, mais de retrouver la simplicité de vivre.
Comprendre n’est pas changer
Pendant longtemps, la psychothérapie s’est construite autour d’une idée qui paraît presque évidente : si une personne comprend enfin l’origine de sa souffrance, alors cette souffrance devrait diminuer. Après tout, cela semble logique. Si je découvre pourquoi j’ai peur, pourquoi je suis anxieux ou pourquoi je reproduis toujours les mêmes schémas, je devrais naturellement cesser de les reproduire. Pourtant, la réalité est bien différente. Il existe un écart immense entre savoir et changer.
Nous faisons tous cette expérience dans notre vie quotidienne. Nous savons qu’il faudrait parfois mieux dormir, faire davantage d’exercice, moins consulter notre téléphone ou manger plus sainement. La connaissance est là, mais le changement ne suit pas automatiquement. Pourquoi en serait-il autrement lorsqu’il s’agit de nos émotions ? L’être humain n’est pas seulement un être qui pense, c’est un être qui apprend. Et le cerveau apprend d’une manière très particulière : il ne retient pas seulement ce qu’il comprend, il retient surtout ce qu’il vit.
Chaque expérience répétée modifie progressivement les réseaux neuronaux. Chaque émotion régulièrement ressentie devient plus facile à retrouver, chaque réaction répétée devient plus automatique. Autrement dit, notre cerveau se modèle en permanence en fonction de ce que nous lui faisons vivre. C’est précisément ce que montre la neuroplasticité : le cerveau n’est pas un organe figé, il se transforme tout au long de notre existence. Mais cette plasticité possède une conséquence dont on parle finalement assez peu : le cerveau renforce ce qu’il utilise. Il devient performant dans ce qu’il répète, qu’il s’agisse de musique, de sport ou de notre vie émotionnelle.
Si, pendant des années, une personne entraîne principalement son cerveau à revisiter des souvenirs douloureux, il est raisonnable de penser que ces réseaux deviennent de plus en plus accessibles. Non parce que le cerveau cherche à faire souffrir, mais parce qu’il fait exactement ce qu’il sait faire : il apprend. Les recherches contemporaines montrent que la rumination constitue un facteur important de maintien de nombreuses souffrances psychologiques. Plus nous repassons mentalement les mêmes scénarios, plus ils deviennent familiers et s’imposent spontanément. Le cerveau renforce ce qu’il utilise le plus.
La boucle de la rumination
Voilà pourquoi je crois qu’il est essentiel de distinguer deux démarches : revisiter mentalement son passé et revivre autrement son passé. La nuance paraît minime, pourtant elle est considérable. Revisiter un souvenir consiste à raconter encore une fois ce qui s’est produit. Revivre autrement ce souvenir consiste à permettre au cerveau d’y associer une expérience émotionnelle nouvelle. Ce n’est plus seulement une histoire racontée, c’est une histoire transformée.
Les travaux sur la reconsolidation mnésique montrent que, lorsqu’un souvenir est réactivé, il peut être réenregistré différemment si une expérience incompatible avec les anciens apprentissages est vécue au même moment. Ce n’est pas le souvenir qui change, c’est la manière dont le cerveau le classe et l’utilise. Une personne peut raconter cent fois son enfance sans que cela transforme sa manière de vivre aujourd’hui. À l’inverse, une seule expérience émotionnelle forte peut modifier durablement sa relation à ce même passé. C’est d’ailleurs ce que montrent également les travaux sur l’attachement : notre système nerveux se construit dans la relation et évolue lorsqu’une relation suffisamment différente permet au cerveau d’apprendre autre chose.
C’est pourquoi je pense qu’une thérapie qui invite principalement à comprendre, sans permettre une véritable expérience émotionnelle correctrice, favorise l’intellectualisation. J’ai rencontré suffisamment de personnes possédant une compréhension remarquable de leur histoire, mais dont la souffrance demeurait intacte, pour que cette question mérite d’être posée.
Ferenczi ou le jour où la psychothérapie a changé de question
Il existe des moments dans l’histoire où une idée suffit à faire vaciller tout un édifice. En septembre 1932, au Congrès international de psychanalyse à Wiesbaden, deux hommes se retrouvent une dernière fois : Sigmund Freud et Sándor Ferenczi. Pendant près de vingt-cinq ans, ils ont entretenu une relation exceptionnelle de maître et disciple. Mais ce soir-là, quelque chose s’est brisé. Ferenczi tient un manuscrit intitulé Confusion de langue entre les adultes et l’enfant. Freud lui demande de ne pas le présenter, de ne pas remettre en question les fondements de la psychanalyse. Ferenczi refuse.
Le lendemain, Ferenczi déplace toute la question. Jusqu’alors, la psychanalyse cherchait principalement à interpréter et à mettre du sens sur les symptômes. Ferenczi ose une autre hypothèse : et si le problème n’était pas d’abord un problème de compréhension ? Et si ce qui avait été blessé n’était pas seulement la mémoire, mais la relation elle-même ? Pour lui, le traumatisme est aussi ce qui a manqué : une protection, une présence, une sécurité. La blessure est inscrite dans la manière dont le système nerveux a appris à entrer en relation avec le monde. Si la blessure est relationnelle, alors peut-être que la réparation doit l’être aussi.
Cette idée était révolutionnaire en 1932. Ferenczi écrit alors : « Le patient, dans sa transe, est comme un enfant qui n’est plus sensible au raisonnement mais tout au plus à la bienveillance maternelle. » Cette phrase ne parle plus de technique ou de théorie, elle parle de présence. Aujourd’hui, les recherches contemporaines sur l’attachement et la reconsolidation mnésique convergent vers cette idée : le système nerveux humain change avant tout dans une expérience relationnelle sécurisante.
Cette distinction change tout, car la question n’est plus « Quelle est la meilleure théorie ? », mais « Que se passe-t-il réellement entre ces deux êtres humains ? » Cela oblige le thérapeute à quitter son savoir et ses certitudes pour devenir un élément actif de l’expérience correctrice. C’est moins confortable, mais beaucoup plus humain. Ferenczi a compris que l’on pouvait avoir raison sans pour autant permettre à quelqu’un d’aller mieux.
La méthode n’est jamais totalement neutre
De là on peut dire : ce n’est pas la méthode qui soigne. Si elle n’est pas le premier facteur de changement, elle n’est pourtant pas sans conséquence, car toutes les méthodes proposent un apprentissage. Qu’apprend réellement une méthode au cerveau de celui qui la pratique ? Une thérapie est un apprentissage, au même titre qu’une langue ou le piano. Nous apprenons à avoir peur, à ruminer, à interpréter. Le cerveau ne fait pas la différence : il apprend toujours.
Aucune méthode n’est neutre : certaines entraînent le cerveau à observer, d’autres à ressentir ou à agir. Certaines approches peuvent renforcer la tendance à habiter sa vie exclusivement par la pensée. Le patient devient compétent pour analyser, mais moins pour vivre une expérience nouvelle. Le paradoxe est là : il cherche a comprend toujours davantage, pourtant sa manière d’être au monde change très peu et produit peu de mieux-être. Son cerveau est devenu performant pour raconter son histoire, moins pour en sortir.
Le danger est d’avoir le sentiment d’avancer alors que l’on ne fait qu’explorer de nouveaux couloirs du labyrinthe. Chaque interprétation ouvre une nouvelle porte qui conduit à un nouveau souvenir. À mes yeux, une thérapie devrait rendre la vie plus simple, pas l'inverse. Elle devrait permettre de ressentir davantage, aider à quitter sa tête et non à y construire une bibliothèque. Une méthode peut produire du sens, une autre de nouvelles expériences ; les deux peuvent être utiles, mais elles ne poursuivent pas le même objectif.
Quand l’analyse peut avoir une autre fonction
Pour autant, je ne pense pas que ce travail d’analyse soit dépourvu d’intérêt. Il existe des personnes pour lesquelles une longue exploration de leur monde intérieur, par ce véhicule de surface qu’est la parole, peut devenir un formidable outil d’élaboration intellectuelle. Certains écrivains, artistes, philosophes ou créateurs y trouvent une matière presque inépuisable. Non pas nécessairement en résolvant leurs conflits, mais parce que ces conflits deviennent une matière à penser, à écrire, à jouer ou à mettre en scène. Leur œuvre se nourrit parfois autant de leurs contradictions que de leur talent.
Je pense souvent à Fabrice Luchini. Il évoque régulièrement son analyste dans ses entretiens et parle volontiers de lui-même, de son histoire, de ses contradictions, de ses obsessions ou de ses manies. Qu’on apprécie ou non le personnage, on voit à quel point cette élaboration permanente de soi est devenue une matière vivante de son œuvre. Son rapport à la littérature, à la langue et à lui-même semble s’être enrichi au fil de cette exploration. Pourtant, il évoque aussi publiquement son anxiété, certaines de ses obsessions et une forme de mélancolie qui paraît ne jamais l’avoir complètement quitté. Créer et guérir ne sont pas toujours la même chose.
Je crois également que certaines personnes trouvent dans l’analyse un espace où elles peuvent construire un récit cohérent d’elles-mêmes, mettre leur fonctionnement en mots, comprendre les déterminants de leur histoire et parfois alléger une part de leur culpabilité. Cette fonction est réelle et peut être précieuse. Mais il existe aussi un risque plus discret : à force de donner du sens à certains fonctionnements, ceux-ci peuvent finir par être davantage compris que véritablement remis en mouvement. Ils deviennent cohérents, explicables, presque familiers. Et parce qu’ils paraissent désormais s’inscrire dans une histoire, ils risquent parfois d’être plus facilement acceptés qu’interrogés.
Pourtant, un comportement peut être parfaitement compréhensible tout en continuant à faire souffrir celui qui le porte ou les personnes qui l’entourent. Le comprendre ne le rend pas nécessairement souhaitable ni moins destructeur. Comprendre peut nourrir une œuvre, enrichir une réflexion ou aider à donner du sens à une existence, mais comprendre n’est toujours pas transformer. On peut construire un récit d’une remarquable cohérence, expliquer avec une grande finesse ses peurs, ses répétitions ou ses contradictions, tout en continuant à les reproduire. C’est là, à mon sens, que se situe la différence entre une thérapie qui éclaire le passé et une thérapie qui permet un véritable apprentissage du présent.
Ce n’est pas une guerre de chapelles
Je voudrais préciser une chose importante : cet article n’est ni une défense, ni même une tentative de mise en valeur de l’hypnose. L'hypnose, il existe mille façons de l’utiliser, et de nombreuses approches thérapeutiques permettent à des personnes d’aller durablement mieux. Les thérapies cognitives et comportementales, les thérapies systémiques, l’EMDR, les approches centrées sur les émotions, l’ACT, la thérapie des schémas et bien d’autres ont montré qu’elles pouvaient apporter un soulagement réel à de nombreuses personnes. Au-delà des méthodes, j’ai rencontré des thérapeutes remarquables dans des courants très différents du mien.
Je ne crois pas aux guerres de chapelles. Elles font perdre un temps précieux et détournent de la seule question qui compte réellement : est-ce que cette personne va mieux ? Mon interrogation porte ailleurs. Je m’interroge sur une approche qui, malgré son immense richesse intellectuelle et son influence considérable sur notre manière de penser l’être humain, ne me semble pas avoir démontré la même capacité à produire un mieux-être durable chez les personnes qui viennent consulter pour soulager leur souffrance.
Aller mal s’apprend aussi
Nous oublions que notre cerveau apprend également à souffrir, à éviter et à anticiper le danger. Ces réactions ont eu une fonction de survie, mais le cerveau ne sait pas toujours que le danger est terminé. La mauvaise nouvelle, c’est qu’aller mal peut devenir une compétence. À force d’être répétée, elle devient automatique. Mais la merveilleuse nouvelle, c’est que si le cerveau a appris cela, alors il peut apprendre autre chose.
Ce métier m’émerveille, car j’ai vu des personnes aux passés détruits devenir des êtres apaisés et vivants. Non parce que le passé avait disparu ou parce qu’elles avaient trouvé la bonne explication, mais parce qu’elles avaient vécu suffisamment d’expériences nouvelles pour apprendre autre chose. Au fond, une thérapie devrait commencer par cette question : qu’est-ce que cette personne est en train d’apprendre ?
Chaque séance, chaque mot et chaque émotion entraîne le cerveau. La véritable question est donc : « Que sommes-nous en train d’apprendre à ce cerveau ? » Lui apprenons-nous à mieux expliquer sa souffrance ou qu’une autre manière de vivre est possible ? Ce qui transforme véritablement un être humain, c’est une expérience forte qui vient contredire d’anciens apprentissages.
L’important est que le cerveau apprenne quelque chose qu’il ignorait. Je suis émerveillé par cette capacité humaine à changer et à grandir jusqu’au dernier jour. > Nous sommes les héritiers de notre histoire, mais nous n’en sommes pas les prisonniers, car tant que nous pouvons apprendre, tout est possible.